Rose McGowan : d’une secte l’autre

Alors qu’elle vient de fustiger l’hypocrisie du mouvement Time’s up, retour sur le parcours chaotique et initiatique de Rose McGowan. Des Enfants de Dieu à Hollywood.

Par Sylvain Monier

« Une bande de connards et de losers. » Le 6 octobre dernier, dans les colonnes du Sunday Time, Rose McGowan (45 ans) qui ne fait jamais dans la dentelle, défouraille à tout-va Time’s up. Particulièrement en verve, l’actrice compare le mouvement initié par les stars hollywoodiennes à celui de Band Aid, quand, en 1984, les pontes du music-business entreprenaient une union musicale afin de sauver l’Afrique de la misère… avec le succès que l’on connaît ! L’analogie est loin d’être infondée. On y trouve le même style de personnes, les mêmes mines contrites, la même possible hypocrisie…

« Je connais ces gens, ce sont des lâches : à partir du moment où ça a l’air vrai, ça leur suffit »

rose mcgowan version 2018

« Time’s up ? C’est un mensonge construit pour apaiser leurs consciences. Je connais ces gens, ce sont des lâches : à partir du moment où ça a l’air vrai, ça leur suffit », assène-t-elle avant d’égratigner les « faux libéraux de Hollywood. » La conclusion de son laïus ne manque pas de piquant quand elle évoque une possible candidature aux élections présidentielles sous la bannière républicaine, « juste pour les faire chier ».

« Faire chier », c’est, semble-t-il, l’activité préférée de cette punk au crâne rasée qui accumule, autant que faire se peut, les punchlines dévastatrices à l’adresse de ses ex-congénères qu’elle honnit.

Déjà, en décembre 2017, quand plusieurs actrices dont Meryl Streep avaient décidé d’arborer du noir pour la cérémonie des Goldens Globes, Rose avait réagi sur les réseaux de manière comment dire… sans ambages : « Les actrices comme Meryl Streep, qui ont joyeusement travaillé pour Le Monstrueux Porc, porteront du noir aux Golden Globes pour protester silencieusement, a-t-elle écrit sur Twitter. VOTRE SILENCE est LE problème.

Vous accepterez une fausse statuette, le souffle coupé, et ne produirez aucun changement. Je méprise votre hypocrisie. Peut-être devriez-vous toutes porter du Marchesa (la marque fondée par Georgina Chapman, l’ex-compagne de Weinstein, ndlr). »

Harvey était encore intouchable à ce moment-là. Ultra-protégé par le Parti démocrate, il en était le plus généreux donateur.

Il faut dire que deux mois avant, Rose dénonçait publiquement Harvey Weinstein de l’avoir agressée sexuellement en 1997. Le roi d’Hollywood vacillait alors de son trône à la surprise générale. Car Harvey était encore intouchable à ce moment-là. Ultra-protégé par le Parti démocrate, il en était le plus généreux donateur. À ce titre, il avait personnellement financé une grande partie des deux campagnes de Barak Obama dont, Malia, sa fille était stagiaire à The Weinstein Company – en prenant garde de l’épargner, pas fou à ce point-là, le Harvey.

HARVEY WEINSTEIN ET ROSE MCGOWAN

Harvey possède les mêmes avocats que Al Gore, les Clinton (pour le business) ou DSK (pour le pénal). Il corrompait, de surcroît, les journalistes (du New York Times, Esquire ou GQ) qui enquêtaient sur lui en leur proposant d’acheter les droits de leurs articles « tellement bons qu’il pourrait en faire un film » – flatter l’égo d’un plumitif se révèle toujours payant. Il était également en cheville avec un paparazzo influent qui taisait ses agissements (viols, agressions sexuelles etc.) moyennant des infos croustillantes concernant ses ennemis ou des filles qui avaient deux ou trois raisons de lui en vouloir.

Avant qu’il ne tombe, Harvey vivait dans un tel délire de toute-puissance qu’il envisageait de lancer une agence de mannequins histoire d’avoir de la chair (très) fraîche à portée de main ? Weinstein ? Un gourou comme un autre finalement : un mec au physique pas facile, voire carrément repoussant, mais avide de sexe et surtout, à la tête d’une secte nommée Hollywood avec sa pléthore de jeunes filles en quête d’un job au sein de l’usine à rêve. Ça tombait bien, il en était le patron.

Les sectes, Rose McGowan connaît parfaitement cela puisqu’elle née dedans. La comédienne a passé effectivement une partie de son enfance en Toscane, dans la campagne florentine dans la secte des Enfants de Dieu.

Les sectes, Rose McGowan connaît parfaitement cela puisqu’elle née dedans. La comédienne a passé effectivement une partie de son enfance en Toscane, dans la campagne florentine. C’est dans ce petit coin de verdure que s’est installée la secte des Enfants de Dieu – appelée également « La Famille », comme « la famille Manson » ou comme « la grande famille du cinéma » ?

Le père de Rose est un ex-toxico qui parvient à décrocher grâce à une rencontre avec Jésus par le truchement de cette organisation religieuse. Un parcours somme toute classique pour un hippie en fin de partie de la fin des années 70.

Les Enfants de Dieu sont dirigés par un gourou nommé Moïse-David Berg qui, sous ses airs habités et bienveillants, va vite révéler sa vraie nature. Ça commence à virer bizarre quand des jeunes filles pré-pubères sont mandatées pour recruter des mecs dans les bars façon « hameçonnage sexuel ».

LA SECTE DES ENFANTS DE DIEU AVEC AU CENTRE EN BAS, son gourou Moïse David Berg

Dans cet environnement ultra-sexualisé où l’amour libre est ardemment prôné, le gourou bien évidemment ne s’en laisse pas compter. Au début, le père de Rose trouve cette pluralité sexuelle plutôt cool, délaissant la mère de ses enfants pour une autre plus jeune, puis une autre, mais il déchante très vite quand l’ambiance vire de plus en plus sordide jusqu’à la pédo-criminalité.

« Les Enfants de Dieu ont commencé à encourager les rapports sexuels entre adultes et enfants. Une manière de vivre selon « les lois de l’amour » » se souvient Rose. Coup de chance, elle et ses frangins/frangines seront épargnés car le père McGowan décide de filer à l’anglaise avec sa progéniture. Terminé les conneries, direction Portland (Oregon), sa terre natale.

Par analogie, la comédienne réalise aujourd’hui que le gourou Moïse-David Berg se comportait finalement de la même manière qu’un patron de studio : « comme un connard. »

Inutile de préciser que cette expérience ne laissera pas à Rose McGowan un souvenir ultra-valorisant du mâle dit dominant. Par analogie, la comédienne réalise aujourd’hui que le gourou Moïse-David Berg se comportait finalement de la même manière qu’un patron de studio : « comme un connard. »

L’Oregon va se révéler un choc pour la petite Rose qui ne parviendra jamais à s’intégrer à cet étrange pays pluvieux qui produit « des fromages de couleur orange ».  Ça ira mieux quand son père décidera de déménager pour le Colorado, mais reste que l’environnement familial laisse sérieusement à désirer.

Rose faisant régulièrement la navette entre un père maniaco-dépressif (l’appellation des bipolaires jadis), et une mère de retour en Oregon elle aussi qui se met successivement à la colle avec des mecs franchement indélicats.

MARILYN MANSON ET ROSE MC GOWAN

Elle deviendra une ado fugueuse voire parfois carrément SDF, tendance gothique (cheveux noirs coupés court) fan de groupes comme Alien Sex Friend. Le genre à se prendre des pierres jetées par les gosses au cri de : « Sale sataniste ! »

Sauf que c’est grâce à ce look que Rose va effectuer ses premiers pas dans le cinéma. Nous sommes en 1990, elle a 13 ans et alors que son père – à l’humeur fluctuante – lui réclame la somme de 300 $ pour le loyer, elle se fait engager comme figurante sur Class of 1999 de Mark L. Lester. Soit la suite de Class of 1984 avec une petite touche cyborg façon Terminator en plus – vous voyez le genre ? A noter que Pam Grier et Malcolm McDowell, alors en totale perdition professionnelle, figuraient également au casting.

Elle vit ensuite une belle histoire avec Brett, un jeune producteur de Crysalis Records. Sauf que le malheureux se fera massacrer par 23 coups de couteaux à la faveur d’un cambriolage. La cité des anges est décidément très hostile.

Au cours du tournage, elle se lie d’amitié avec Joshua Miller (14 ans) et sa mère qui deviendra une sorte de manager. Et c’est par ce biais qu’elle se rend à Los Angeles pour bosser vraiment dans le cinéma. Là-bas, elle se fait entretenir, dans un premier temps, par William, un gosse de riche de 21 ans, toxico et oisif, qui réside à Beverly Hills.

A l’arrivée, une relation toxique qui la conduira tout droit vers l’anorexie. Elle vit ensuite une belle histoire avec Brett, un jeune producteur de Crysalis Records. Sauf que le malheureux se fera massacrer par 23 coups de couteaux à la faveur d’un cambriolage. La cité des anges est décidément très hostile.

Entre deux pubs et un show télé, California man, Rose se fait alpaguer par la productrice du réalisateur de films indépendants Gregg Araki qui lui pose la question rituelle à Hollywood quand on veut aborder une jeune fille dans la rue : « Excusez-moi, êtes-vous une actrice ? »

les héroines de la série charmed, rose mcgowan, alyssa milano et holly marie combs

Pour 10 000 $, Rose devient alors Amy Blue, soit le rôle principal de The Doom Generation, film arty et sexy qui comporte notamment une scène de sexe à trois – nous verrons dans la suite de cette histoire que ce détail possède son importance. Reste que le film, bien que clivant, plaît beaucoup et Rose décroche en 1995, l’Independant Spirits Award du meilleur espoir féminin, l’équivalent des Oscars du circuit indépendant.

Dans la foulée, elle se trouve un agent et commence à bosser régulièrement. En 1996, elle se fait teindre en blonde et se fait engager dans Scream de Wes Craven (dont elle dit beaucoup de bien) pour 125 000 $. De quoi se payer « un sourire hollywoodien à la con, avec des faux chicots trop blancs ».

Dès lors, Rose (24 ans) qui alterne teen-movies et œuvres indépendantes semble bien mener sa barque dans les méandres de l’industrie, jusqu’à ce fameux mois de janvier 1997.

Et celui que Meryl Streep surnomme en toute simplicité « Dieu » propose à cette brunette au teint de porcelaine qui ne craint pas d’effectuer des scènes explicites à l’écran, un rendez-vous professionnel le lendemain.

Alors qu’elle est en plein tournage de Phantoms avec Ben Affleck, Rose est envoyée au Festival de Sundance pour la première de Going All The Way dans lequel elle joue. Dans la salle de projection, sa manager Jill Messick, assise à ses côtés, la prévient que Harvey Weinstein, le directeur de Miramax est juste derrière elle. Miramax, le studio qui produit Phantoms et Going All The Way, son patron en somme… Et celui que Meryl Streep surnomme en toute simplicité « Dieu » propose à cette brunette au teint de porcelaine qui ne craint pas d’effectuer des scènes explicites à l’écran, un rendez-vous professionnel le lendemain, 10 heures, au restaurant de l’hôtel le plus chic de Park City, le Stein Eriksen.

Un rendez-vous arrangé avec Jill pendant la projection du film. Evidemment, Rose ignore ce que beaucoup de gens savent parfaitement : Harvey est un prédateur qui attire ses proies via des rendez-vous dits professionnels dans des suites.

Rose Mcgowan avec james duval et cress williams dans the doom generation de gregg araki – 1995

Rose se pointe à l’hôtel, le réceptionniste lui fait savoir que l’entretien ne se fera finalement pas au restaurant mais « dans la suite de M. Weinstein » (bah oui, forcément…). Elle note avec le recul toute la complicité de l’entourage de Harvey : du réceptionniste au regard fuyant aux collaborateurs qui quittent l’immense suite dès que la jeune actrice pénètre les lieux. Comme un ballet savamment organisé.

L’entretien démarre, Rose évoque ses goûts cinématographiques précisant son penchant pour les classiques – ça fait toujours bonne impression devant un ponte d’Hollywood. Mais Harvey qui s’est jadis pris de passion pour le cinéma indépendant en allant voir Les 400 coups de François Truffaut persuadé qu’il s’agissait d’un film porno, semble peu s’intéresser aux dires de sa jeune employée.

A un moment-donné, il lui précise qu’il y a un jacuzzi pas loin de la chambre, comme ça, abruptement, sans qu’il existe un quelconque lien avec la conversation initiale. Le rendez-vous prend fin, Harvey se propose d’accompagner Rose vers la sortie, Rose pense qu’elle a assuré, que le rendez-vous s’est bien passé.

La jeune fille, en panique, tente de s’extraire psychologiquement de son corps. Elle se souvient alors de Meg Ryan dans Quand Harry rencontre Sally et la fameuse scène du faux orgasme au restaurant.

Sur le chemin, il veut lui montrer le fameux jacuzzi, elle regarde, il la pousse à l’intérieur, il la déshabille, Rose est pétrifiée et ne comprend rien à ce qu’il lui arrive. Harvey qui pèse trois fois son poids est nu et elle aussi. Il la soulève, l’installe sur le bord du bain. Il entre dans l’eau par un gros « splash ! », lui saisit les jambes, les écarte et entreprend un cunnilingus.

La jeune fille, en panique, tente de s’extraire psychologiquement de son corps. Elle se souvient alors de Meg Ryan dans Quand Harry rencontre Sally et la fameuse scène du faux orgasme au restaurant. Elle décide de simuler la jouissance afin que ça s’arrête le plus vite possible. Ça marche, Harvey termine sa petite affaire par un grognement de satisfaction. Dans son livre Rose précise : « Je vois sa semence flotter à la surface des bulles ». Rideau.

Rose Mcgowan avec robert rodriguez

Par la suite, elle comprendra qu’elle était, ce jour-là, une offrande portée au dieu Moloch. Un rite de passage obligé pour qui veut entrer dans la secte hollywoodienne ou un petit bizutage sans importance, c’est selon votre capacité à encaisser. Ironie de l’histoire, ce qu’elle était parvenue à éviter chez Les Enfants de Dieu, finira par s’accomplir à Hollywood.

Comme une destinée. De retour sur le plateau de tournage de Phantoms, son partenaire Ben Affleck jouera l’empathie : « Il a encore recommencé ! Je lui avais dit d’arrêter pourtant ! » Ah bon, alors comme ça Affleck était lui aussi au courant ? Et Jill, son agent, de l’inciter à ne pas ébruiter « cette histoire », d’autant que Rose est une débutante qui a souvent tourné nue dans des films comme The Doom Generation.

Jill lui conseille alors de « voir ça comme un tremplin pour sa carrière, sur le long terme ». Pour info, Jill qui par la suite travaillera pour Weinstein se suicidera fin 2017, juste après les révélations de Rose.

Comble du comble, Weinstein l’appelle peu de temps après, lui certifiant que c’est normal ce qui s’est passé, qu’il fait ça régulièrement à plein d’actrices, devenues des « amies intimes » et qui ont – en conséquence ? – remporté des Oscars.

En gros, dans son entourage, tout le monde savait pour Harvey et personne ne lui a rien dit. Comble du comble, Weinstein l’appelle peu de temps après, lui certifiant que c’est normal ce qui s’est passé, qu’il fait ça régulièrement à plein d’actrices, devenues des « amies intimes » et qui ont – en conséquence ? – remporté des Oscars. Les images de stars féminines, statuette à la main, tout sourire à côté d’Harvey défilent dans sa tête. C’était donc ça le deal ? Dans la vie, il y a toujours un deal.

Justement en août 1997, elle finit par trouver un accord avec son agresseur : 100 000 $ contre la promesse de ne pas porter plainte contre lui. Ce n’est pas cher payé mais pour Rose, c’est la seule manière d’officialiser le fait qu’elle n’était pas consentante. Un détail d’importance cependant : le refus de l’actrice d’inclure dans cet accord une clause de confidentialité qui entraîne pendant vingt ans, un harcèlement direct ou indirect de la part de Weinstein.

Rose Mcgowan dans planete terror de robert rodriguez – 2007

Adieu donc, les beaux projets ciné, puisque la voilà blacklistée sous les ordres d’Harvey. Toute colère rentrée, Rose va, pendant ces deux décennies, se tourner vers les séries télé Charmed (beaucoup) Nip/Tuck (un peu) et des films sans importance.

De quoi vivre confortablement et payer, le cas échéant, les frais médicaux de son père mourant. Côté vie privée, elle entamera une longue relation avec Marylin Manson puis avec le réalisateur Robert Rodriguez constituée de ruptures, de rabibochages, de mariage et d’annulation dudit mariage… Reste qu’ensemble, ils feront un film en 2007 : Planet Terror issu du diptyque Grindhouse produit par… Harvey Weinstein.

A l’issue du tournage de Planet Terror, Rose va enclencher sa guerre contre Hollywood.

C’est à l’issue du tournage que Rose va enclencher sa guerre contre Hollywood. Cela s’opérera en trois temps :

1) Une couverture de Rolling Stone où elle pose nue et « cul à cul » avec Rosario Dawson pour la promo de Grindhouse : « J’ai alors fixé le magazine en me demandant : « Qui est cette personne ? Qu’est-ce qu’ils t’on fait ? Alors, on en est là ? »

2) Ashton Kutcher qui déclare un jour dans la presse que Twitter est la seule voie possible pour un acteur.

3) Une note de casting d’un film avec Adam Sandler où les actrices sont priées de se pointer avec un décolleté boosté par un push-up. Le scénario du film ? Une ex-top-model est tellement obsédée par Adam Sandler qu’elle entreprend de le traquer. Ben voyons ! Sandler, son rire gras, ses t-shirts dégueulasses, et sa filmo débile qui serait l’objet de convoitise des plus belles femmes du monde ? Rose se pose la question : « Dans quel monde Adam Sandler finit-il avec Kate Beckinsale, Salma Hayek ou Jessica Biel ? » Ce gros beauf est donc le mâle ultime selon l’industrie ? Preuve qu’effectivement l’emprise d’Hollywood est très forte sur les mentalités.

Rose Mcgowan dans boulevard de la mort de quentin tarantino – 2007

A partir de là, l’actrice entame une politique de la terre brûlée sur Twitter. Et malgré les menaces, les chantages, les propositions d’accord financier et même l’intervention d’ex-agents du Mossad, elle balance le nom de Harvey en octobre 2017 sur le réseau social.

La suite, on la connaît, les révélations de Rose et d’autres actrice vont faire basculer Hollywood dans une profonde crise morale qui s’accompagne une crise économique du secteur.

Car depuis quelques années, le cinéma Hollywoodien semble vivre une certaine régression. Les foules ne se ruent plus dans les salles l’été pour voir les blockbusters. Les suites sans fin de films Marvel ou DC Comics se succèdent. La nostalgie des succès passés et d’époques créatrices, désormais révolues, devient de plus en plus marquée. De là à évoquer l’imminente chute du géant… On n’est pas loin ! Rose, de son côté, continue de plus en plus seule et désargentée – elle a dû vendre sa maison pour payer ses frais de justice – de révéler les secrets de cette « secte » ou cette « mafia » dont elle s’est échappée. Et tant pis si, entre temps, elle doit se disputer avec Asia Argento, Meryl Streep, Ben Affleck ou la terre entière. Dans une récente interview pour le magazine Society, elle déclarait que si elle le voulait, avec tout ce qu’elle savait, elle avait les moyens de faire cramer Hollywood. MacGowan Rose ? Qui s’y frotte, s’y pique.

Les citations de Rose MCGowan sont extraites de Twitter, The Sunday Time et de son livre Debout (éd. HarperCollins)

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