Il y a 20 ans… Fight Club !

Cette année Fight Club fête ses 20 ans. Le roman de Chuck Palahniuk, réputé inadaptable au cinéma, avait finalement trouvé en David Fincher, un chef d’orchestre capable d’en faire une œuvre cinématographique marquante, notamment grâce à la puissance de jeu de Brad Pitt et Edward Norton. Retour sur ce cultissime objet qu’est devenu Fight Club.

Par Marc Godin

Fight Club est sorti en 1999 et à l’époque, j’avais été pour le moins… déçu. Trop d’esbroufe, d’effets chic et choc et pas assez de fond, une critique de la société de consommation à 60 millions de dollars, enluminée par un ancien clippeur et avec un Brad Pitt en anar top model. Très loin de la noirceur désespérée et de la profondeur du génial bouquin de Chuck Palahniuk.

Depuis, j’ai revu Fight Club à plusieurs occasions et, bizarrement, j’ai visionné à chaque fois une œuvre différente. Un film prophétique avec un final apocalyptique qui annonce le 11 Septembre et l’effondrement du World Trade Center, une comédie burlesque incroyablement drôle, un pamphlet-dingo, un objet pop rutilant à la narration chaotique, bercée par les phrases–mantra de Palahniuk (« Les choses que l’on possède finissent par nous posséder »)…

Aujourd’hui, Fight Club a 20 ans et tient toujours la route (à part quelques affèteries de mise en scène). Voici un abécédaire pour tenter de lever un coin du voile et donner quelques clés de ce film culte devenu un classique.

A comme « AVERTISSEMENT »

Au début du film, après l’avertissement de droit d’auteur traditionnel, apparaît un second avertissement qui clignote pendant une seconde :

« Si tu es en train de lire ce message, ceci est un avertissement pour toi. Chacun des mots que tu lis de cet inutile message c’est une autre seconde de ta vie qui s’en va. N’as-tu rien d’autre à faire ? Ta vie est-elle si vide que tu es sincèrement persuadé de n’avoir pas de meilleure manière d’utiliser ces moments ? Ou es-tu tant impressionné par les autorités que tu vies dans le respect et la foi de tous ceux qui s’en réclament ? Est-ce que tu lis tout ce que tu es supposé lire ? Est-ce que tu penses tout ce que tu es supposé penser ? Tu devrais vouloir ce que l’on te dit de vouloir. Sors de ton appartement. Rencontre un membre du sexe opposé. Arrête d’acheter n’importe quoi et de te masturber. Démissionne de ton travail. Commence un combat… Prouve que tu es en vie. Si tu ne proclames pas ton humanité, tu deviendras une statistique. Tu as été prévenu… »
Tyler

B comme « B.O. »

Fincher a essayé tout d’abord de convaincre le groupe britannique Radiohead de composer la B.O. Finalement, il va travailler avec le duo The Dust Brothers. Michael Simpson et John King ont créé une B.O. novatrice à base de samples, de boucles de batteries, de scratchs électroniques. On entend également  Go’in out West de Tom Waits quand le narrateur et Tyler arrivent dans le bar, et le film se conclut avec le tube des Pixies.

C comme « CONSO »

Dans cette critique de la société de consommation, David Fincher a multiplié les clins d’œil et les attaques en règle contre les marques. Plus étonnant, il a déclaré lors d’interviews qu’il y a au moins un gobelet Starbucks visible dans chaque scène du film. « Planet Starbucks » !

D comme « DANS TA FACE »

Fight Club est, aussi, un film de baston. Edward Norton et Brad Pitt se sont donc entraînés à la boxe, au taekwondo et à la lutte pour incarner des cogneurs crédibles. Les deux acteurs ont regardé pendant de longues heures les combats d’Ultimate Fighting. Pour la scène de leur première baston devant le bar, quand le narrateur frappe Durden à l’oreille, le réalisateur a demandé à Norton de vraiment frapper son partenaire. Résultat, on voit Norton sourire et Pitt se tenir l’oreille. Douloureusement ?

F comme « FINCHER (DAVID) »

Immense formaliste, David Fincher, 57 ans, est un des maitres du cinéma contemporain. Des titres ? Alien3, Se7en, Zodiac, Millénium ou L’Etrange histoire de Benjamin Button ou la série Mindhunter… Il est l’enfant terrible du cinéma US, obsédé par le mal et les serial killers, un artiste pragmatique et transgressif qui œuvre au sein du système hollywoodien.

« Je fais partie à 100 % du système, je n’ai pas d’autres prétentions. Je travaille dans une ville où l’on fabrique des produits à la chaîne. Mais il n’y a toujours pas de plans, ni de modèles pour ce que nous inventons, pas de souffleries pour mener des tests, pas de science du résultat. Il faut calculer les risques à chaque instant. Faire des compromis. »

Néanmoins, trois cinéastes ont été approchés avant David Fincher. Tout d’abord, Peter Jackson, qui a dû décliner pour se consacrer à la trilogie du Seigneur des anneaux. Puis, Bryan Singer qui n’a jamais donné suite et enfin le britannique Danny Boyle qui a préféré se consacrer à La Plage avec Leo DiCaprio.

Avant d’être embauché par la Fox, Fincher avait essayé d’acheter les droits du livre de Palahniuk. Malgré sa très mauvaise expérience sur Alien3, il accepte de tourner Fight Club, avec des stars, un budget de plus 65 millions et Laura Ziskin et Bill Mechanic à la production.

Le tournage-fleuve de Fight Club s’est déroulé sur 138 jours. 300 scènes ont été tournées dans 200 lieux différents, avec 72 décors construits par un génie, Alex McDowell (The Crow, Minority Report ou Charlie et la chocolaterie).

G comme « GENERIQUES »

Réalisé par la société d’effets spéciaux de James Cameron, Digital Domain, le générique d’ouverture de Fight Club montre l’intérieur du corps humain, la caméra remontant les neurones, puis sortant par un pore de cheveux. Cette scène en 3D n’était pas gagnée d’avance. La production a joué cartes sur table avec David Fincher : « Si le film vaut le coup, vous aurez votre générique en 3D, sinon vous aurez un fond noir ! »

Le générique de fin est plus étonnant encore. Edward Norton déclare « Everything is gonna be fine », des tours, semblables au World Trade Center, commencent à s’effondrer, sur fond chanson des Pixies, Where is my Mind ? Vous avez dit prophétique ?

« Fincher est un cinéaste, pas un réalisateur. Je ne sais pas si vous saisissez la nuance… » 

H comme « HELENA BONHAM CARTER »

Pour incarner la très destroy Marla (« la Touriste »), pas mal de noms ont circulé dans les couloirs de la Fox : Courtney Fox, Winona Ryder, Renée Zellweger, Anna Friel, Sarah Michelle Gellar, Janeane GarofaloHelena Bonham Carter et Reese Witherspoon se retrouvèrent dans la dernière ligne droite.

La production voulait Witherspoon, plus célèbre, tandis que David Fincher penchait pour Bonham Carter. Quand Reese Witherspoon décline finalement le rôle, qu’elle juge trop sombre, elle permet à Helena Bonham Carter, spécialiste des personnages en corset dans les films de James Ivory, d’incarner le rôle de sa vie. 

« J’ai commencé par refuser Fight Club. J’avais des doutes sur le scénario, et je les ai exposés dans une longue lettre à David Fincher. Il m’a répondu point par point et m’a convaincue. Je n’ai pas été déçue. Fincher est un cinéaste, pas un réalisateur. Je ne sais pas si vous saisissez la nuance… Disons qu’un cinéaste a son monde bien à lui et qu’il est capable, comme Fincher, de faire un million de prises pour obtenir ce qu’il veut. Et, pour mon image, j’étais servie : désabusée, la cigarette vissée aux lèvres… J’avais l’impression d’être payée pour fumer ! »

I comme « IMAGES « 

Pour la photo de son film, David Fincher va faire confiance au débutant Jeff Cronenweth qui avait déjà bossé sur The Game ou Se7en comme cadreur ou chef op de deuxième équipe. « J’ai essayé d’être le plus naturel possible, assure Fincher, car l’univers visuel et le scénario étaient déjà tellement fous qu’y ajouter trop d’effets aurait paru évident. Il ne fallait surtout pas que ça ressemble à une comédie. » 

Après Fight Club, Cronenweth éclairera Millénium, Social Network et Gone Girl du même Fincher.

J comme « JARED LETO »

On a découvert Jared Leto dans la série Angela 15 ans, puis dans des rôles secondaires au cinéma, notamment dans La Ligne rouge de Terrence Malick. Sa performance en junkie dans Requiem for a Dream lui vaudra la reconnaissance du public. Depuis, il a choisi de se concentrer sur sa carrière de musicien avec son groupe 30 Second to Mars, mais on l’a vu dans Panic Room, toujours signé Fincher, Mr Nobody, Dallas Buyers Club, qui lui vaudra l’Oscar du Meilleur second rôle ou encore Suicide Squad dans lequel il campe un Joker très bling et funky.

Dans Fight Club, il incarne Angel Face, beau gosse peroxydé qui se fait massacrer le visage par Edward Norton (« J’avais envie de détruire quelque chose de beau »).

« Fight Club est un étonnant mélange d’esbroufe et de style. La bande-son nous fait entendre le bruit de la chair écrasée en stéréo, et jamais un pamphlet anti-consommation n’a été mieux photographié. »

K comme « K.O. JOURNALISTIQUE »

Lors de sa sortie en 1999, Fight Club a été laminé par la presse, aussi bien américaine que française, certains critiques taxant même le film de fascisme. En France, le film se fait détruire aussi bien par Télérama que Libé. Voici un extrait de la critique du Nouvel observateur :

« Fight Club, c’est l’apocalypse selon Bill Gates. Testament de la masculinité fin de siècle, manifeste d’un nouvel art de mourir, peinture à l’acide de nos maladies sociales ? Fight Club est un étonnant mélange d’esbroufe et de style. La bande-son nous fait entendre le bruit de la chair écrasée en stéréo, et jamais un pamphlet anti-consommation n’a été mieux photographié. C’est comme si Ravachol roulait en Rolls… Fight Club, au fond, est un paquet magnifiquement emballé. Le problème, c’est qu’aujourd’hui même le papier-cul est magnifiquement emballé. »
François Forestier, Le Nouvel obs

 « Je voulais montrer des héros disons… marginaux… qui ne ressemblent pas à ceux que l’on voit habituellement dans les films hollywoodiens. » 

L comme « LIVRE »

« Je voulais montrer des héros disons… marginaux… qui ne ressemblent pas à ceux que l’on voit habituellement dans les films hollywoodiens. Des mecs qui ne veulent pas sauver le monde – mais plutôt le détruire… Bref qui n’ont, a priori, pas tout à fait la même définition du Bien que celle de l’administration Bush ».

Diplômé en journalisme, Chuck Palahniuk travaille comme mécano chez un constructeur automobile et prend des cours de creative writing avec Tom Spanbauer, écrivain de Portland. Son premier roman, Monstres invisibles, est refusé pour sa violence, suivi par Fight Club, écrit en trois mois : succès critique transformé en best-seller trois ans plus tard, par le film de David Fincher. Depuis, Palahniuk vit de sa plume.

« Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?!? C’est totalement homo-érotique ! Les hommes ne veulent pas voir Brad Pitt torse nu !! Les femmes veulent le voir torse nu, OK, mais pas la gueule ensanglantée !!! »

M comme « MARKETING »

La promo du film a été pour le moins problématique et Fincher a dû affronter l’équipe marketing, qui a vendu le film sur Brad Pitt et les combats, laissant de côté l’aspect satirique du film.

« Le tournage s’était très bien passé, j’avais le soutien indéfectible de Laura Ziskin et Bill Mechanic. On était en 1999, le film coutait 65 millions, ils jouaient gros sur ce coup-là. Mais ils n’ont jamais flanché. C’est quand le film a été vu par le département marketing que l’ambiance s’est mise à changer. Ils ont commencé à s’arracher les cheveux : « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?!? C’est totalement homo-érotique ! Les hommes ne veulent pas voir Brad Pitt torse nu !! Les femmes veulent le voir torse nu, OK, mais pas la gueule ensanglantée !!! » Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Comment avait-on pu en arriver là ? J’avais eu le feu vert, j’avais été honnête sur mes intentions, je n’avais pas essayé de jouer un double jeu. Et les petits génies du marketing – des gens d’un orgueil démesuré – n’ont pas su vendre le film. Ils ont conçu des publicités destinées aux amateurs de catch… Leur grand malheur, au final, c’est que le film a fini par trouver son public en DVD. C’était la preuve irréfutable qu’ils s’étaient plantés. Quand un film fait 13 millions de dollars de recettes au moment de sa sortie en salles, puis se vend ensuite à 13 millions de copies DVD, il y a un problème quelque part… »

Produit pour 65 millions de dollars (pour un budget initial de… 23 millions !), Fight Club en a rapporté 101 millions dans le monde lors de sa sortie en salles. Ce n’est pas un très gros succès commercial mais le film est rapidement devenu culte et les vente de DVD ont fait du film un succès sur la longueur. 

N comme « NORTON (EDWARD) »

« C’est un film unique, qui ne ressemble à aucun autre. » Edward Norton a 29 ans quand il tourne Fight Club. A l’époque, ce comédien surdoué enchaine les tournages et les récompenses, il a même été nominé aux Oscars en 1996 pour Peur primale, au côté de Richard Gere, son premier film !

Pour le rôle du Narrateur de Fight Club, la production pense d’abord à Matt Damon, puis à Sean Penn. David Fincher, épaté par Edward Norton dans Larry Flynt, parvient à convaincre le studio d’engager Norton. Le comédien va alors perdre une vingtaine de kilos car il sort juste du tournage d’American History X où il incarnait un néo-nazi bodybuildé.

Il en perdra également pendant le tournage tandis que Brad Pitt multiplie les séances de musculation et les UV, dans le but de montrer à quel point la santé physique du héros se dégrade alors que celle de Durden s’améliore. 

Pour le film, Norton obtiendra un cachet de 2, 5 millions de dollars, un paille à côté de celui de Pitt (17, 5 millions).

P comme « PITT (BRAD) »

Brad Pitt est un des meilleurs acteurs de sa génération (le meilleur ?), un comédien exigeant et un producteur avisé, à la filmographie plaquée or. De fait, depuis 1987, il a tourné avec des pointures comme Ridley Scott, Terrence Malick, Steven Soderbergh, Quentin Tarantino, Alejandro Iñarritu, Andrew Dominik, Steve McQueen, Bennett Miller ou son ami David Fincher avec qui il a fait Se7en ou L’Etrange histoire de Benjamin Button. Comme il déclare modestement, « Ecoutez, on reçoit les cartes qu’on reçoit, et on m’en a distribué de très bonnes, voilà tout. ».

On ne peut imaginer Fight Club sans Brad Pitt et Edward Norton. Pourtant, dans un premier temps, Russell Crowe a été envisagé pour incarner Tyler Durden. Prêt à prendre tous les risques, Brad Pitt accepte Fight Club, pour lequel il reçoit un chèque de… 17, 5 millions dollars. Un film qu’il adore : « Je n’ai jamais vu un film comme Fight Club. C’est un film philosophique, théologique, métaphorique, c’est un monstre, un bombardement d’informations. Je n’avais jamais lu un scénario pareil. Il faut vraiment le voir deux fois, vous découvrirez plein de choses que vous n’avez pas vues lors de la première vision. »

R comme « REPLIQUES »

La plupart de répliques du film proviennent directement du livre de Chuck Palahniuk.

« Les choses que l’on possède, finissent par nous posséder. », « Vous n’êtes pas votre travail, vous n’êtes pas votre compte en banque, vous n’êtes pas votre voiture, vous n’êtes pas votre portefeuille, ni votre putain de treillis, vous êtes la merde de ce monde prête à servir à tout. »

« Avec le canon d’un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles. »

« Une issue de secours à 9 000 mètres d’altitude… L’illusion de la sécurité. »

« C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. »

« Mon dieu ! On ne m’avait plus baisée comme ça depuis l’école primaire. »

« La première règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club. La seconde règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club. Troisième règle du Fight Club : quelqu’un crie stop, quelqu’un s’écroule ou n’en peut plus, le combat est terminé. Quatrième règle : seulement deux hommes par combat. Cinquième règle : un seul combat à la fois, messieurs. Sixième règle : pas de chemise, ni de chaussures. Septième règle : les combats continueront aussi longtemps que nécessaire. Et huitième et dernière règle : si c’est votre première soirée au Fight Club, vous devez vous battre. »

« Mes producteurs m’ont demandé ce qu’étaient des images subliminales. J’ai répondu : pour que les choses ne soient pas exactement conformes à ce que l’on croit avoir vu. »

S comme « SUBLIMINAL »

Pour illustrer la schizophrénie de son héros, David Fincher a parsemé le film d’images subliminales (pour un coût de 40 000 dollars quand même !). « Mes producteurs m’ont demandé ce qu’étaient des images subliminales. J’ai répondu : pour que les choses ne soient pas exactement conformes à ce que l’on croit avoir vu. Alors on ne les voit pas ?, ont-ils demandé. J’ai répondu non. Ils ont demandé pourquoi on dépensait autant de dollars pour quelque chose que l’on ne voit pas. Je leur ai dit que parfois moins voulait dire plus. »

« Parfois, vous retravaillez sans cesse pour vous apercevoir que la première version était en réalité la bonne. »  

T comme « TESTICULES »

Bob, l’ancien champion de bodybuilding qu’Edward Norton rencontre aux séances de paroles pour malades du cancer des testicules, est incarné par Meat Loaf. Chanteur de rock, il a connu son heure de gloire dans les années 70, avec son album Bat out the Hell (77). On l’a vu dans la comédie musicale The Rocky Horror Picture Show, mais c’est Fincher qui lui a offert son plus beau rôle… « C’était un rôle difficile mais c’est vraiment un grand film. »

U comme « UHLS (JAMES) »

Fight Club est le premier scénario de James Uhls. « J’ai laissé Jim travailler pendant huit mois tout seul, assure Fincher. Ensuite, je lui ai donné mes notes pour qu’il adapte son script en fonction de mes observations. Parfois, vous retravaillez sans cesse pour vous apercevoir que la première version était en réalité la bonne. »  

On peut parler de miracle car Uhls a signé depuis que des scénarii pour des courts-métrages, des téléfilms ou le très oubliable Jumper.

V comme « VIOLENCE »

Comme Orange mécanique en 1971, Fight Club a provoqué un séisme lors de sa sortie. Quelques jours après sa sortie, le film a fait des émules. Un adolescent de seize ans a été grièvement blessé dans une bagarre à Seattle. Ses parents ont expliqué que ses copains s’étaient battus… comme dans le film.

Pour ajouter à la controverse, le film de David Fincher a bénéficié d’un classement « R » (les moins de 17 ans doivent être accompagnés), bien moins restrictif que le « NC-17 » (interdit aux moins de 17 ans). Cette indexation indulgente, accordée par la Motion Picture Association of America qui représente les studios, a suscité des remous. « Le niveau de violence viscérale de Fight Club, sa succession de longues bagarres sanglantes à mains nues, valent largement un NC-17 pour le cas où la MPAA aurait enfin le courage (n’y comptez pas) de donner ce classement à un film de studio », a écrit Kenneth Turan dans le Los Angeles Times.

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