Steven Spielberg en 21 histoires… que vous ignoriez sûrement !

C’est en fin limier du cinéma que notre Cowboy de Chernobyl est allé glaner pour vous 21 anecdotes croustillantes et peu connues. Vous allez pouvoir frimer à votre prochain dîner ! Snack.

Par le Cowboy de Chernobyl

1 – BANG !

Aussi bizarre que cela puisse paraître, Steven Spielberg adore les armes à feu.  Selon Shia LaBeouf, interrogé par le magazine Variety, « il possède un arsenal de dingue ; en plus des siennes il en conserve une de chacun de ses tournages (…) C’est un fanatique de Ball Trap, il a un niveau olympique, sa coordination oculaire et manuelle, je n’ai jamais vu ça… ». Spielberg tient ça de son père et de sa jeunesse en Arizona où le Ball Trap était l’un de leur loisir préféré. Spielberg n’est pas adhérent de la NRA, n’est pas chasseur et ne tire que dans un cadre privé.

Assassin’s Creed, le jeu préféré de steven ?

2 – COCORICO !

Quand il ne tire pas sur des pigeons d’argile, et dès qu’il en a l’occasion (c’est à dire pas souvent !), il se livre à une passion d’un tout autre genre : il est ultra-fan de jeux vidéo sur console. Sa franchise vidéo ludique préférée n’est autre qu’Assassin’s Creed, édité par Ubisoft, entreprise française !

3 – PLUS VITE QUE LA MUSIQUE !

Le cinéaste au rythme de tournage effarant, a contraint sur 2017 et 2018, son fidèle compositeur John Williams à lever le pied. Engagé pour Pentagon Papers (sortie le 24 janvier) et le über-blockbuster Ready Player One (sortie le 28 mars), le musicien n’a pas tenu le rythme et c’est Alan Silvestri (Retour vers le futur) qui s’est chargé du score de RP1. Il s’agit seulement du troisième film de Spielberg qui ne sera pas mis en musique par Williams.

4 – GOOD MORNING STEVEN !

Spielberg a éprouvé de graves difficultés psychologiques durant le tournage de La liste de Schindler. Son thérapeute ? Robin Williams ! Le comédien passait de longs moments au téléphone avec le metteur en scène pour le soutenir, grâce à son sens de l’humour et un certain savoir-faire psychologique.

1941, qui a cafté ?

 5 – LA VOIX DE SON MAÎTRE

Stanley Kubrick a dit à Steven Spielberg : « 1941 est un film extraordinaire, mais il n’a rien de drôle. » Dans un entretien du réalisateur de 1941 pour le documentaire Stanley Kubrick : A life in pictures, il a déclaré « Kubrick m’a dit que j’aurais dû un peu dramatiser le sujet et le marketer comme un drame, non comme une comédie ». Spielberg a également déclaré concernant ce film, qui est considéré comme le bide de sa prolifique carrière, que quelques mois après le début du tournage (qui a duré 247 jours !), il avait pour sa part très sérieusement  envisagé de « transformer » le film en comédie musicale. Un réalisateur habitué de la bande à Spielberg, s’est ouvert anonymement : « Steven va réaliser une comédie ? Depuis quand est-il un cinéaste drôle ? Il va dans le mur. » Notre petit doigt nous dit qu’un certain Brian DePalma a un peu trop parlé mais a eu le nez creux.

6 – ECHANGE DE BONS PROCEDES !

Martin Scorcese était en lice pour réaliser La liste de Schindler mais le cinéaste ne se sentait pas « en situation de confort » suite aux controverses concernant la violence de Les Affranchis et de La dernière tentation du Christ. De son côté Steven Spielberg travaillait sur le remake de Les nerfs à vif mais le cinéaste ne se sentait pas à l’aise avec la violence du script. Du coup, en bonne intelligence, les deux artistes ont tout simplement échangé leur projet ! Pour le rôle du psychopathe Max Cady, interprété par Robert de Niro, Spielberg avait pour sa part envisagé… Bill Murray !

7 – WHAT ELSE ?

Steven Spielberg a déclaré au magazine Empire « Je n’ai jamais bu une goutte de café de ma vie, j’en déteste l’odeur. En revanche, je bois au minimum dix tasses de thé à la menthe par jour ! »

8 – 00101001

Selon un entretien de George Lucas à Times.com, La guerre des mondes est le premier film que Spielberg n’a pas fait storyboardé. Il a préféré utiliser un logiciel de prévisualition informatique. Logiciel que le créateur de Star Wars  avait présenté à Spielberg durant la pré-production de l’Episode 3, la revanche des Sith.

9 – FREUD !

Le père de Steven Spielberg, Arnold ( !) était ingénieur en informatique, sa mère, Leah, professeur de piano et concertiste. Lorsqu’un journaliste lui a fait la réflexion, que dans Rencontres du troisième type, la communication avec les extra-terrestres se faisait par le biais de l’informatique et de la musique, le metteur en scène en a été assez troublé.

my name is françois truffaut !

10 – TRICHEUR !

En Anglais, François Truffaut, était… une truffe ! Pour le tournage de Rencontres du troisième type, il s’est employé pour quasiment la totalité des ses scènes dialoguées, à coller des antisèches hors-champ. Sinon, rien à voir, mais le maître de la littérature d’anticipation, Ray Bradbury, a déclaré qu’il s’agissait du « meilleur film de science-fiction qui lui ait été donné de voir ».

11 – C’EST CE QUE ME DIT SOUVENT MA FEMME !

En 1972, après deux épisodes pilotes, Colombo est lancé par Universal. C’est un Spielberg alors inconnu qui s’est chargé de la réalisation du premier « vrai » volet de la série culte : Murder By The Book (Le livre témoin).

12 – VIEILLES CANAILLES

Les comédiens français ont-ils une dent contre Steven Spielberg ? Le cinéaste a proposé trois rôles à Juliette Binoche : Indiana Jones et la dernière croisade, La liste de Schindler et Jurassic Park. Elle a décliné à chaque fois, justifiant son refus pour les deux premiers projets, par un conflit d’emploi du temps. Pour Jurassic Park, elle a quand même eu le culot de déclarer que « faire un film avec des dinosaures » ne l’intéressait absolument pas : un comble quand on sait qu’en 2014 elle tenait un rôle dans Godzilla ! Quant au méchant des Aventuriers de l’arche perdue, pour le rôle de Belloq, Spielberg souhaitait engager Jacques Dutronc. Celui-ci a assez sèchement refusé la proposition, arguant qu’il ne parlait pas suffisamment bien anglais. Dans un entretien pour le magazine français Première, Spielberg a déclaré que Jacques Dutronc était le plus grand acteur au monde. Déclaration ésotérique tant la filmographie du chanteur est famélique, et absolument pas marquante.

13 – EWOKS GATE ?

George Lucas souhaitait que Steven Spielberg réalise l’Episode 3 de Star Wars. Le cinéaste le voulait aussi. Mais Lucas, empêtré dans un obscur conflit avec la Guilde des réalisateurs américains, n’a pas pu arriver à ses fins et s’est rabattu sur Richard Marquand.

14 – SPIELBERG D’ARABIE

Le cinéaste est un très grand fan de David Lean. Il a organisé un jour une projection de Lawrence d’Arabie dans sa propriété, projection durant laquelle Lean lui a fait un « director’s documentary » privé. Spielberg a déclaré qu’il s’agissait de la plus grande leçon de cinéma qu’on avait pu lui donner.

15 – LA LISTE DE SPIELBERG

En juin 2017, l’illustratrice Kim Smith qui s’attelait à un livre concernant E.T. s’est entretenu à plusieurs reprises avec Steven Spielberg. Elle lui a demandé, à brûle pourpoint de citer ses quinze films préférés. Dans l’urgence, et sans ordre de préférence, le réalisateur s’est lâché. Et dans la liste qui suit, trois films français figurent à son palmarès : La vie est belle (Capra, 1946) – Le Parrain (Coppola, 1972) – Dumbo (Disney, 1947) – Un nommé Joe (Flemming, 1943) – Les gardiens de la galaxie (Gunn, 2014) – La guerre des mondes (Haskin, 1953) – Psychose (Hitchcock, 1960) – 2001 : l’odyssée de l’espace (Kubrick, 1968) – Lawrence d’Arabie (Lean, 1962) – Intouchables (Nakache, Toledano, 2011) – The Dark Knight (Nolan, 2008) – Les 400 coups (Truffaut, 1959) – La nuit américaine (Truffaut, 1973) – Citizen Kane (Welles, 1941) – Star Wars : un nouvel espoir (1977).

what about a.I. ?

16 – HEAVY METAL

Lorsqu’en 1995, Stanley Kubrick a décidé d’abandonner le projet AI : Intelligence Artificielle et de le confier à Steven Spielberg, il a insisté lors la scène de la « Flesh Fair », pour que ce soit le groupe de metal industriel Ministry qui soit maître de cérémonie. Kubrick a expliqué son choix : « sur le tournage d’Eyes wide Shut, un machiniste bossait en écoutant un groupe assourdissant. Bien qu’il portait des écouteurs, la violence de la musique m’a interloqué ». Le cinéaste s’est renseigné, puis a écouté plusieurs morceaux du groupe : il fut agréablement surpris de voir que les metalleux avait samplé des dialogues de Full metal jacket pour leur titre « Thieves ». Kubrick a appelé Al Jourgensen, chanteur guitariste leader du groupe pour lui demander s’il serait d’accord pour que l’on utilise un de ses titres pour le film développé par Spielberg. Le musicien a mis un terme à la conversation au bout de quelques minutes, a raccroché au nez de Kubrick, pensant qu’il s’agissait d’un canular !

17 – 206/255

C’est le nombre hallucinant de morts (il oscille donc entre 206 et 255 selon les observateurs) dans Il faut sauver le soldat Ryan. Pour un film dramatique, et « sérieux », il s’agit du score le plus élevé. Les films qui surpassent ce « body count » sont Le retour du roi, 300, Commando et, forcément Titanic.

18 – FAIS TON CHOIX CAMARADE

La production de Ready Player One a hésité entre plusieurs réalisateurs, et pas des moindres pour la réalisation du film : Christopher Nolan, Robert Zemeckis, Matthew Vaughn, Peter Jackson, Edgard Wright et Steven Spielberg. Et qui, étonnamment a tiré la queue du Mickey ? Pour l’anecdote, le film était prêt pour une sortie en décembre 2017 mais sa sortie a été repoussé à mars 2018 pour ne pas rentrer en collision commerciale avec l’épisode 8 de Star Wars, Les derniers Jedi.

19 – C’EST MON CHOIX !

Lorsque l’on interroge Spielberg sur le film pour lequel il ne voudrait pas être oublié, il est incapable de faire un choix entre E.T. et La liste de Schindler.

my name is elba, idris elba !

20 – 007

Steven Spielberg est un fan absolu de la franchise Bond. Il a souvent évoqué son envie de réaliser un épisode de la saga mais bizarrement, Cubby Broccoli (producteur historique des Bond) l’a toujours envoyé paître. Sans esprit revanchard, il a évoqué ce fait avec George Lucas lors d’une après-midi à la plage à Hawaï. Lucas a alors déclaré : « Steven, on va faire notre James Bond à nous, ce sera Indiana Jones (Indiana était le nom du chien de Lucas !) ». Avec une grande malice, Spielberg a récemment déclaré à la BBC « je pense que désormais, mon salaire pour réaliser un Bond serait trop élevé pour Eon (la production des Bond) ». Il a également dit que si jamais Daniel Craig jetait l’éponge, son choix se porterait sur un acteur de couleur, en l’occurrence Idris Elba.

21 – LA MACHINE A GAGNER !

Cinq films réalisés par Steven Spielberg ont explosé les records pour un premier week-end d’exploitation aux Etats-Unis (outre atlantique, les films sortent le vendredi). Il est le seul metteur en scène à pouvoir se targuer d’une telle performance : Les dents de la mer (1975) – Indiana Jones et le temple maudit (1984) – Indiana Jones, la dernière croisade (1989) – Jurassic Park (1993) et Jurassic Park : le monde perdu (1997). Sinon, deux films dont il refusa la réalisation ont également pété les scores : Les dents de la mer 2 (1978, réalisé par le français Jeannot Swark, film très honorable) et Jurassic World (2015).

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