Star Wars : notre classement ultime des 11 films

La saga Star Wars couvre presque deux générations, et donc, nourrit les fantasmes les plus dingues comme les désaccords les plus violents des cinéphiles. De la sortie de La Guerre des Etoiles en 1977, à L’Ascension de Skywalker en 2019, on a classé les 11 films galactiques. C’était risqué et compliqué, mais on l’a fait quand même !

Par Colonel Dawa

11 – Episode VI, Le Retour du Jedi

De Richard Marquand – 1983

Voilà une position qui déplaira fortement aux quinquas fans de la première trilogie. Mais cet épisode est de loin, de par sa narration ultra téléphonée, et son virage Dinseysque, le moins intéressant de la saga.

Le pitch : l’Empire galactique est plus puissant que jamais : la construction de la nouvelle arme, l’Etoile de la Mort, menace l’univers tout entier… Han Solo, trahi par Lando Calrissian, est arrêté et livré au contrebandier Jabba Le Hutt par le chasseur de primes Boba Fett. Leia est également arrêtée par Jabba, Alors que Luke et Lando parviennent à libérer leurs amis, Ils vont, s’envoler vers sur la lune forestière d’Endor pour de détruire le générateur du bouclier de l’Etoile de la Mort, et permettre une attaque des pilotes de l’Alliance rebelle.

Le plus : les progrès technologiques faits depuis les épisodes I et II marquent une réelle évolution visuelle.

Le moins : les insupportables Ewoks, qui font basculer consciemment ou inconsciemment la saga, dans un univers plus proche de Disney que celui d’une guerre intergalactique.

10 – Solo : Une histoire de Star Wars

De Ron Howard – 2018

Devenue une vache à lait pour Disney, la franchise fait l’objet de spin-off en marge des épisodes normaux. Mais après le très réussi Rogue One, Solo, qui changea de réalisateur en cours de route, au profit de Ron Howard, sera le premier échec au box-office, et sera même à l’origine d’un changement radical de politique de sorties, Disney s’orientant depuis, un peu plus sur les séries déclinées de l’univers Star Wars.

Le pitch : Han Solo rêve de devenir le meilleur pilote de la galaxie. Il va s’acoquiner avec quelques flibustiers de l’espace et se retrouve impliqué dans le vol d’un supercarburant pour une organisation mafieuse, l’Aube écarlate, soutenue par l’Empire.

Le plus : la rencontre de Hans Solo jeune et de Chewbacca… jeune.

Le moins : Alden Ehrenreich qui, même dans le brouillard la nuit, ne ressemble pas du tout à Harrison Ford.

9 – Episode II – L’Attaque des Clones

De George Lucas – 2002

Si George Lucas a réussi à créer un univers devenu mythique – même si très inspiré voire pompé à beaucoup d’autres, notamment à la bande-dessinée Valérian de Mezières et Christin -, il n’aura pas réalisé les meilleurs épisodes de la saga, et cet épisode II pêche par son rythme et son allure désespérément kitch.

Le pitch : depuis le blocus de la planète Naboo par la Fédération du commerce, la République, gouvernée par le Chancelier Palpatine, connaît une véritable crise. Le sombre Jedi comte Dooku manifeste son désaccord envers le fonctionnement du régime. Padmé Amidala, devenue sénatrice, est menacée par les séparatistes et échappe de justesse à un attentat. Le Padawan Anakin Skywalker est chargé de sa protection. Son maître, Obi-Wan Kenobi, part enquêter sur cette tentative de meurtre et découvre la constitution d’une mystérieuse armée de clones.

Le plus : après la mort de sa mère, Anakin bascule peu à peu vers le côté obscur, cela donne un peu d’épaisseur au film.

Le moins : la niaiserie affichée de la « love story » entre Anakin et Padme, qui fait plus basculer le long-métrage dans l’univers de La Petite Maison dans la Prairie, que du côté obscur, justement.

8 – Episode IX – L’Ascension de Skywalker

De J.J. Abrams – 2019

Après le très contesté – mais finalement pas si mal – Les Derniers Jedi de Rian Johnson, Abrams reprend les manettes, mais ne réussit qu’à moitié à conclure la saga, voulant manifestement trop s’égarer vers les désidératas des fans. Résultat, un blockbuster dans les règles, mais sans trop de saveur ni d’odeur.

Le pitch : un an après la mort de Luke, la Résistance tente de survire face au Premier Ordre, désormais mené par un nouveau Suprême Leader, Kylo Ren. Une rumeur agite cependant toute la galaxie : l’Empereur Palpatine serait de retour ! Tandis que Rey s’entraîne sous la houlette de la Générale Leia Organa, Ren cherche à défier Palpatine, qu’il considère comme une menace à son pouvoir.

Le plus : Abrams parvient parfois à donner de la magie à son film.

Le moins : voulant trop rompre avec l’épisode VII, la narration s’égare et ne permet pas de conclure la saga de manière magistrale et inoubliable, ce qu’on attendait pourtant.

07 – Episode I – La Menace Fantôme

De George Lucas – 1999

Seize ans après Le Retour du Jedi, George Lucas décide de terminer le deuxième millénaire en relançant sa saga, et offre aux fans l’épisode que tout le monde attendait, le premier. Il va poser les bases de ce qu’on sait déjà, va re-déclencher l’enthousiasme, mais le film souffre d’un « tout numérique » envahissant et kitchisant.

Le pitch : Anakin Skywalker est un jeune esclave sur la planète Tatooine. La Force est déjà puissante en lui et il est un remarquable pilote de Podracer. Le maître Jedi Qui-Gon Jinn le découvre et entrevoit alors son immense potentiel.

Le plus : la scène de course de Podracer, qui fait directement référence à la légendaire course de chars du Ben Hur de Wylliam Wyler. Cette scène reste à ce jour, une des plus belles, vue dans un films de SF.

Le moins : une lenteur, propre à la réalisation de Lucas, qui crée une totale absence de lyrisme au film.

06 – Episode VIII – Les Derniers Jedi

De Rian Johnson – 2017

Probablement l’épisode le plus controversé de la saga, même si avec le temps, il semble être réévalué par les fans. Rian Johnson transgresse un peu l’ADN de Star Wars, et surtout s’éloigne des bases posées par Le Réveil de la Force deux ans avant. A l’arrivée, un film hybride, ou fulgurances visuelles côtoient une étonnante incohérence.

Le pitch : l’histoire débute juste après celle du Réveil. On retrouve Rey et Luke sur l’île d’Ahch-To, tandis que la guerre fait rage entre les derniers membres de la Résistance et le Premier Ordre, mené par le très méchant et balafré Snoke. Rey va tenter d’entamer une formation accélérée de Jedi, avec un Skywalker pas vraiment enthousiaste. De leurs côtés, la princesse Leia, Poe ou Finn tentent d’échapper à la rage de Snoke et de son âme damnée, Kylo Ren.

Le plus : Johnson offre aux spectateurs une superbe esthétique, nouvelle pour la saga qui fait parfois pencher cet épisode du côté d’un super Manga cinématographique.

Le moins : comment Luke Skywalker peut-il mourir de cette façon ? Enfin, c’est pas sérieux.

05 – Episode VII – Le Réveil de la Force

De J.J. Abrams – 2015

Abrams n’a jamais caché avoir été biberonné aux films de Spielberg et… Star Wars. Alors pour sa première production, Disney n’hésite pas longtemps à l’embaucher pour la réalisation de cet épisode qui déboule six années après La Revanche des Sith. Une nouvelle trilogie démarre, Abrams sort de son placard de geek, Carrie Fisher et Harrsion Ford et le Faucon Millenium reprend du service. Les fans sont au top, mais…

Le pitch : trente ans après la destruction de la seconde Etoile de la Mort, Luke, le dernier Jedi en vie, a disparu. Le Premier Ordre, né des ruines de l’Empire Galactique, fouille la galaxie pour le retrouver, tout comme la Résistance une force militaire défendant la Nouvelle République. À la tête de la Résistance se trouve la sœur jumelle de Luke, la générale Leia Organa.

Le plus : en bon fan de la saga, Abrams joue à fond sur la nostalgie, tout en introduisant de nouveaux personnages, notamment ceux de Kylo Ren et Rey.

Le moins : un gros déficit de réalisation, et une mort « trop » prévisible de Han Solo.

04 – Rogue One – Une Histoire de Star Wars

De Gareth Edwards – 2016

Premier spin-off sorti par Disney, Rogue One est une vraie réussite. Et pourtant sa production a été plus que compliquée, le résultat livré par Edwards ne convenant pas à Disney, la firme a engagé Tony Gilroy pour réécrire une partie du scénario et faire des reshoot. A l’arrivée, le film va réussir un succès triangulaire, séduire les fans, le public lambda et le plus difficile, la critique.

Le pitch : situé entre les épisodes III et IV, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

Le plus : la réalisation d’Edwards confère au film une allure de space-opéra à la fois épique et crépusculaire.

Le moins : un manque crucial d’émotions et des personnages assez peu charismatiques.

03 – Episode IV – Un Nouvel Espoir

De George Lucas – 1977

Le tout premier épisode réalisé. Les bases d’un phénomène que personne, ni même son auteur ne pouvait espérer. Pas encore baptisé Episode IV, La Guerre des Etoiles, connait un succès immédiat à sa sortie en 1977. Le film, lent et long, va familiariser le public avec une galerie de personnages iconiques du cinéma, et introduira dans l’inconscient collectif la phrase mythique « Que la force soit avec toi », qui sera prononcée au moins une fois dans chacun des épisodes.

Le pitch : il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine… La guerre civile fait rage entre l’Empire galactique et l’Alliance rebelle. Capturée par les troupes de choc de l’Empereur menées par le sombre et impitoyable Dark Vador, la princesse Leia confie les plans de l’Etoile Noire, à son droïde R2-D2 avec pour mission de les remettre au Jedi Obi-Wan Kenobi. Accompagné de son fidèle compagnon, le droïde de protocole C-3PO, R2-D2 s’échoue sur la planète Tatooine et termine sa quête chez le jeune Luke Skywalker.

Le plus : George Lucas révolutionne le genre SF avec un film mélangeant la mythologie des samouraïs, l’aventure, la bande-dessinée et la tragédie grecque.

Le moins : très lente, la réalisation peine parfois à empêcher le spectateur de rester concentrer sur une narration assez complexe.

02 – Episode III – La Revanche des Sith

De George Lucas – 2005

C’est l’épisode le plus noir de la saga, celui dans lequel Anakin bascule et devient Dark Vador, un des méchants les plus légendaires de l’histoire du cinéma. George Lucas relie ses deux trilogies et signe son testament. Sept années plus tard, il cèdera son bébé à Disney pour la modique somme de quatre milliards de dollars.

Le pitch : la Guerre des Clones fait rage. Une franche hostilité oppose désormais le Chancelier Palpatine au Conseil Jedi. Anakin, jeune Chevalier Jedi pris entre deux feux, hésite sur la conduite à tenir. Séduit par la promesse d’un pouvoir sans précédent, tenté par le côté obscur de la Force, il prête allégeance au maléfique Darth Sidious.

Le plus : la dernière heure du long-métrage, durant laquelle Anakin bascule de manière définitive vers le côté obscur et affronte Obi Wan au milieu des flammes et de la lave, plonge la saga dans une noirceur jamais vue, et apporte une tension dramatique quasi étouffante.

Le moins : là encore, un « tout numérique » qui parfois, à un peu de mal à se cacher.

01 – Episode V – L’Empire contre-attaque

De Irvin Kershner – 1980

Sans surprise, L’Empire contre-attaque domine une saga, qui d’un coup, en une phrase « Je suis ton père », va basculer dans le mythe. Pendant longtemps, Lucas ne va pas aimer cet épisode qu’il juge trop noir et transgressif, il est clair que l’on est à des années-lumière – sans jeu de mots – de l’univers Disney. Cet épisode fait l’unanimité chez les fans, quelque soit leur âge.

Le pitch : Bien que l’Etoile Noire ait été détruite dans l’épisode IV, l’Empire maintient son emprise sur la galaxie, et poursuit sa lutte contre l’Alliance rebelle. Basés sur la planète glacée de Hoth, les rebelles essuient un assaut des troupes impériales. Parvenus à s’échapper, Leia, Han Solo, Chewbacca et C-3P0 se dirigent vers Bespin, la cité des nuages gouvernée par Lando Calrissian, ancien compagnon de Han. Suivant les instructions d’Obi-Wan, Luke se rend quant à lui vers le système de Dagobah, planète marécageuse où il doit recevoir l’enseignement du dernier maître Jedi, Yoda.

Le plus : bien évidemment, lorsque Dark Vador révèle à Luke sa paternité, c’est le sommet du film, et sans contestation quant à sa teneur émotionnelle et dramatique.

Le moins : il n’y en a pas.

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