L’Arlésienne : Rendez-vous avec Rama

Nombreux sont les tournages sans cesse repoussés. Ici, on vous en parle, on fait le point et on espère. Commençons par l’adaptation de ce roman de science fiction d’Arthur C. Clarke. Action ! Enfin peut-être…

Par Denis Brusseaux

Pour tous les cinéphiles, ou presque, 2001 l’Odyssée de l’espace demeure le nec plus ultra en matière de science-fiction intelligente. Du coup, pas mal de réalisateurs ont fantasmé de se frotter à ce chef d’œuvre cultissime : Steven Soderbergh (Solaris), Danny Boyle (Sunshine) ou Ridley Scott avec Prometheus et Alien : Covenant, ont tous fait des appels du pied très insistants à l’adresse de Kubrick. Mais à chaque fois, le grand spectacle a pris le pas sur la métaphysique, blockbuster oblige. Et le modèle de rester inatteignable…

Adapter Clarke, un challenge

En fait, le meilleur moyen de rivaliser avec 2001 serait encore d’adapter une autre œuvre de l’écrivain à l’origine de celui-ci, Arthur C. Clarke, un auteur aussi ambitieux que documenté. Ceci nous amène logiquement à Rendez-vous avec Rama, son roman-culte écrit en 1972 et dont le sujet est vertigineux : un vaisseau extraterrestre cylindrique de 50 km de long stationne dans l’orbite terrestre, ce qui pousse des astronautes à en explorer les entrailles.

A l’intérieur, ils assistent à la renaissance d’un monde étrange. Mais la finalité de Rama semble devoir rester une énigme pour nos héros… Avec son ovni quasi-divin et son mystère insondable des origines de la vie, Rendez-vous avec Rama est vraiment un texte très proche de 2001. Une aubaine pour le cinéma ? Oui et non, car l’austérité contemplative du récit s’impose d’emblée comme anti-commerciale. Pas vraiment un film pour Michael Bay, donc.

Le beau rêve de Morgan Freeman

A la surprise générale, c’est l’acteur d’Impitoyable qui, au début des années 2000, se met en tête d’en produire une transposition sur grand écran au travers de sa compagnie, Revelations Entertainement.

Côté réalisation, David Fincher devait s’y coller, confirmant au passage son goût pour les romans réputés inadaptables. Mais la complexité inhérente au sujet, couplée aux problèmes de santé de Freeman, n’ont fait que repousser le projet, pour lequel aucun scénario n’a reçu l’aval du cinéaste. Kubrick n’a pas encore trouvé son maître.

ILS EN SERAIENT CAPABLES

Ces trois réalisateurs rêvent d’égaler Stanley Kubrick

Terence Malick

Dans Tree of Life, il nous refait le coup des origines de la vie sur Terre.

Christopher Nolan

Avec Inception et Interstellar il multiplie les citations esthétiques et narratives de 2001.

Paul Thomas Anderson

Dès l’ouverture de There Will Be Blood, la référence est vraiment évidente.

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