Christopher Plummer en 10 films !

L’acteur canadien vient de nous quitter, il laisse une filmographie des plus dingues, alternant les superproductions aux films plus indépendants, incarnant tour à tour Sherlock Holmes, Rudyard Kipling ou le général Chang dans Star Trek, toujours avec le même talent.

Par Colonel Dawa

Christopher Plummer aurait pu jouer n’importe quoi et n’importe qui. Que ce soit Sherlock Holmes, l’auteur Rudyard Kipling ou le général Chang, Plummer a, à chaque fois habité son personnage et lui a prêté un niveau de gravité sans précédent. 

Le grand public l’a connu en tant que capitaine Von Trapp, le disciplinaire taciturne devenu romantique dans La Mélodie du Bonheur en 1965, mais Plummer, qui a en fait détesté ce rôle, s’en est tout de même servi comme tremplin pour une variété de personnages uniques, plus de 200 en tout. 

Christopher Plummer en 10 films, c’est parti !

1965 – La Mélodie du Bonheur

Comédie musicale britannico-américaine de Robert Wise

Le rôle qui a fait de Plummer une star, La Mélodie du Bonheur reste la référence en matière de comédie musicale. Le capitaine Von Trapp de Plummer est présenté comme un être taciturne, un homme que Maria, sa gouvernante jouée par Julie Andrews, va transformer à force d’amour et de joie. 

1965 – Daisy Clover

Comédie dramatique américaine de Robert Mulligan

Film curieux, il suit l’histoire de la jeune comédienne de 15 ans Daisy Clover, jouée par Natalie Wood, qui va se transformer en méga-star. Le rôle de Plummer en tant que producteur Charles Swann est tout simplement effrayant, intimidant et manipulateur, comme le montrent les meilleures histoires hollywoodiennes. Là où Wood se sent souvent maniaque, Plummer est froid comme de la glace et c’est un régal à regarder.

1975 – L’Homme qui voulait être Roi

Film d’aventure britannico-américain de John Huston

Plummer y tient le rôle de l’écrivain Rudyard Kipling alors encore journaliste, et il y partage l’affiche avec Michael Caine et Sean Connery. Même si l’acteur n’est pas la tête d’affiche du film, c’est un parfait exemple de son talent à transformer un rôle mineur en une incroyable présence cinématographique.

1978 – L’Argent de la banque

Film policier canadien de Daryl Duke

Il n’y a pas beaucoup de films où l’on pourrait dire que Plummer était carrément terrifiant, mais dans L’Argent de la banque, il est réellement à la hauteur de ce qu’on pourrait qualifier de psychopathe. 

1979 – Meurtre par Décret

Film policier britannico-canadien de Bob Clark

Ici, Christopher Plummer incarne le détective Sherlock Holmes bien avant Robert Downey Jr. Le comédien partage l’affiche avec un autre acteur légendaire James Mason, qui joue John Watson. Voir Mason et Plummer ensemble est juste la quintessence du cinéma britannique des années 1970.

1980 – Quelque part dans le temps

Drame américain de Jeannot Swarc

Devenu culte, le long-métrage montre Plummer dans le rôle de William Fawcett Robinson, le manager de la belle mannequin Elise McKenna, jouée par Jane Seymour. Lorsque l’amoureux Richard, incarné par Christopher Reeve retourne en 1912 pour courtiser Elise, William s’inquiète pour sa carrière, mais tombe également amoureux d’elle. 

1991 – Star trek VI : Terre inconnue

Film de science-fiction américain de Nicholas Meyer

TaH pagh taHbe ! C’est, bien sûr, le « être ou ne pas être » et l’une des nombreuses répliques livrées avec une perfection grinçante par Christopher Plummer en tant que général Chang. Faucon de guerre qui croit qu’un conflit avec la Fédération est inévitable, et conspire pour le mettre en mouvement, Chang, qui porte un cache-œil, est l’un des meilleurs méchants de la saga. Rempli d’un sens excessif de la grandeur, il cite Shakespeare tout le temps, utilisant le Barde pour faire valoir que les habitants de la Terre vont inévitablement vers le conflit plutôt que vers la paix. 

2009 – Là-haut !

Film d’animation américain de Pete Docter et Bob Peterson

Plummer a également fait beaucoup de doublage tout au long de sa carrière, mais si nous devions en choisir qu’un, c’est son rôle de râleur Charles Muntz dans ce désormais classique film d’animation de Disney / Pixar

2010 – Beginners

Comédie dramatique américaine de Mike Mills

Plummer a été nommé trois fois pour un Oscar, mais c’est avec Beginners qu’il a ramené la statuette chez lui. Basé sur la propre vie de Mills le réalisateur, Plummer joue Hal, un homme proche de la fin qui se rend compte qu’il est gay et est déterminé à vivre selon ses propres conditions. Il y livre une performance vraiment drôle, attachante et surtout très émouvante. 

2019 – A couteaux tirés

Film policier américain de Rian Johnson

L’une des dernières apparitions de Plummer le place au centre d’un ensemble suspicieux. Plongé dans ce mystère sur fond de meurtre digne d’un roman d’Agatha Christie, Plummer joue son personnage d’Harlam Trombey comme chaque pièce d’un puzzle de manière à ce que les différents protagonistes le perçoivent tous d’une certaine manière, que ce soit en ami, père, mécène…  Encore une fois, le comédien transforme un rôle de second plan en une prestation remarquable.

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