Midway : le pari dingue de Roland Emmerich !

Midway, qui sortira en France le 6 novembre, a coûté 100 millions de dollars, une somme financée en dehors des majors, ce qui en fait l’un des films indépendants les plus coûteux de l’histoire.

A lui tout seul, Roland Emmerich, en faisant exploser la Maison Blanche dans Independance Day, recouvert New York de glace dans The Day After et noyé l’humanité dans l’apocalyptique 2012, a généré la modique somme de 1,2 milliard de dollars, dont des centaines de millions dans les poches des majors.

Et pourtant, c’est ce même Emmerich qui a galéré comme un malade pour monter son projet sur la plus grande bataille aéro-navale de l’histoire, la bataille de Midway. Le film, qui a coûté 100 millions de billets verts, et que Lionsgate va bientôt sortir en France, aux Etats-Unis et en Chine, a été monté financièrement, entièrement en dehors des studios, ce qui en fait l’un des films indépendants les plus coûteux de l’histoire. Il s’agit là d’un signe tout de même très inquiétant que même des réalisateurs de premier plan, sont confrontés à de sérieuses difficultés à monter un projet dans un Hollywood totalement obsédé par les super-héros, les remakes et les franchises avec des suites à n’en plus finir.

« Nous avions d’abord rencontré d’autres producteurs, mais à la fin, nous avons réalisé que nous devions le faire nous-même » a confié le réalisateur, puis d’ajouter : « C’est la première fois que ma société Centropolis, est la seule responsable d’un film de cette envergure. »

« Cela représente 76 millions de dollars investis » a déclaré Emmerich, le reste a été possible grâce aux chinois de Starlight Group et à AAC Studios, dirigé par Stuart Ford, ce dernier ayant annoncé : « Un film comme ça, financé de cette manière, ça ne s’est pas produit depuis très longtemps. »

La bataille de Midway est largement considérée par les historiens comme l’opération la plus efficace de l’histoire de l’aéro-navale. Elle a vu les Etats-Unis remporter une victoire décisive contre le Japon, six mois seulement après l’attaque de Pearl Harbor, dévastant l’armada américaine.

Soutenu par son ami Woody Harrelson, premier comédien à signer, et qui incarne l’amiral Chester Nimitz dans le film, Emmerich entend bien prouver que l’on peut contourner le cynisme hollywoodien.

Est-ce que ça marchera ?

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