Par Colonel Dawa

1973 à Rome. Paul Getty, petit fils de J. Paul Getty, considéré comme l’homme le plus riche du monde, est kidnappé par des hommes cagoulés. Ces derniers réclament une rançon de 17 millions de dollars, rançon que le milliardaire refuse de payer. La mère de Paul engage l’homme de main de ce dernier pour tenter de délivrer son fils.

Jusqu’ici, je suis toujours sorti d’une projection d’un film de Ridley Scott avec des avis très tranchés. Capable du caviar comme Les Duellistes en 1977, Alien en 1979 , Blade Runner en 1982, Thelma et Louise en 1991, l’incroyablement oppressant La Chute du Faucon Noir en 2001, le transpirant Gladiator en 2000, l’impeccable American Gangster en 2007, et, c’est mon avis, le brillant Alien Covenant en 2017. N’oublions pas que Sir Scott est également capable de fournir des œufs de lompe indignes d’un rayon Lidl comme A Armes Egales en 1997, l’effarant Hannibal en 2001 ou encore le catastrophique Exodus : Gods and Kings en 2014.

Et bien cette fois, je suis sorti avec une drôle d’impression. Il faut dire que cette histoire totalement folle de remplacer Kevin Spacey par Christopher Plummer alors que le film était tourné et définitivement monté, biaise un peu la perception de l’œuvre, tant le “story telling” l’emporte sur le cinéma.

Commençons par les bonnes nouvelles, c’est à dire les acteurs. Tous sont excellents, à commencer par Christopher Plummer dans le rôle d’un type sans aucuns scrupules ni amour à par peut-être son amour propre. On ne pourra jamais comparer mais il est fort probable que Plummer soit beaucoup plus crédible dans l’incarnation du personnage  que ne l’était Kevin Spacey, à commencer par l’âge : 58 bougies  pour Spacey contre 88 pour Plummer. Michelle Williams est parfaite comme d’habitude en mère effondrée mais courageuse et pugnace dans sa lutte face à un beau père plus méprisant qu’aimant. Mark Wahlberg quant à lui, ne surprend pas mais fait le job et le fait bien. Le très jeune Charlie Plummer incarne à merveille un Paul Getty à la fois tétanisé et capable de se rebeller. Et puis, et puis… la surprise !! Oui, la surprise et je pèse mes mots, Romain Duris, en ravisseur totalement sous l’emprise d’un syndrome de Stockholm inattendu, le français tire parfaitement son épingle du jeu et transforme son « second » rôle en une colonne vertébrale du film.

Ca c’était le ++

Mais pour le reste, heureusement que le chef opérateur Dariusz Wolski est aux manettes, fidèle de Scott, déjà responsable du controversé Cartel, a sorti sa science, parce que où est le souffle, où est le metteur en scène « Allo Ridley, tu es lа ? » , où sont les moments de bravoure qui peuvent sauver un film, où est le lyrisme promis dans la bande annonce ? Nulle part, on attend, et on attend 2h15, ce qui est très long quand… on attend. Pendant tout ce temps, on se dit que c’est bien joué mais que l’histoire ne nous attrape pas ou si peu.

Reste la métaphore sur l’argent, effectivement, personne n’envie cet homme qui peut dépenser sans compter son pognon dans des œuvres d’art qu’il finira par accrocher dans son salon, reliées à une alarme. Oui, une grande solitude s’en dégage et oui, tout l’argent du monde ne fait pas le bonheur, et la famille, y a que ça qui compte et bla bla bla… Désolé Ridley, ça ne suffit pas, ça n’a pas suffi à me transporter comme tu as pu le faire si bien d’autres fois.

A l’arrivée, une œuvre moyenne mais servie par de superbes acteurs, comme quoi, pour qu’un film soit réussi, la quadrature du cercle doit être respectée, scénario, acteurs, photo et… mise en scène.

J’attends donc Alien Covenant 2. Et oui !

Date de Sortie : 27 décembre 2017 – Durée : 2h15 – Réal. : Ridley Scott – Avec : Mark Wahlberg, Michelle Williams, Christopher Plummer… – Genre : drame – Nationalité : américain

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Commençons par les bonnes nouvelles, c’est à dire les acteurs. Tous sont excellents, à commencer par Christopher Plummer dans le rôle d’un type sans aucuns scrupules ni amour à par peut-être son amour propre. On ne pourra jamais comparer mais il est fort probable que Plummer soit beaucoup plus crédible dans l’incarnation du personnage  que […]