Par Colonel Dawa

Vers est une guerrière Kree qui atterrit sur terre et découvre qu’elle n’est peut-être pas c’elle qu’elle pensait être. Brie Larson électrise cette 21e livraison du Marvel Cinematic Universe, légèrement moins « toc » que ses prédécesseurs.

Pour ceux qui nous lisent régulièrement, vous avez dû vous apercevoir qu’à de rares exceptions près, on n’est pas des super-fans des films de super-héros. On n’a pas aimé le discours de Black Panther, on n’a pas aimé le kitchissime et hystérique Avengers : Infinity War, et ne parlons pas de Venom qui nous est passé bien haut au dessus de nos têtes. Ça, c’est pour les productions les plus récentes

Pour ma part, je serais un peu plus tolérant pour Aquaman, qui sur certaines scènes, propose quelques idées de cinéma réjouissantes. Quant à Wonder Woman, il y réside une agréable légèreté qui manque cruellement aux autres films du genre, comme si ces derniers, devaient palier leur vulgarité par une morale raz les pâquerettes.

Alors, c’est dans cet état d’esprit légèrement dubitatif et très sceptique, que je me suis enfoncé dans mon fauteuil, une fois les lumières éteintes, pour visionner les 2h04 que dure Captain Marvel, la réponse blonde du MCU à Wonder Woman.

L’art bondissant de la baston cosmique

Brie Larson alias Vers, a été formée, selon la règle classique des Comics, dans l’art bondissant de la baston cosmique, largement emprunté aux arts martiaux. Cependant, ce qu’on ne peut s’empêcher de remarquer, mis à part l’agileté de ses compétences au combat, c’est le sentiment qu’elle y apporte, un sentiment rare chez les guerriers., car oui, c’est la guerre entre les Krees et les Skrulls, deux entités extraterrestres.

En réalité, après cette intro assez classique et un tantinet longue, le film démarre vraiment quand Vers atterit sur Terre, ici rebaptisée Planète C-53. C’est à ce moment que l’actrice Brie Larson propose une autre facette de son jeu, bien plus marquée par l’émotion au détriment de l’action, et entre nous, un peu d’émotion dans un film de super-héros, c’est bien aussi.

Vers se prend à avoir des flashs d’avoir existée un jour sur C-53, elle se souvient furtivement d’avoir été une Top Gun, d’avoir fait la fête avec ses copines de l’U.S. Air force, ou encore d’une nuit de karaoké. Ces souvenirs sont-ils réels ou fake ?  Ceux qui connaissent le personnage auront la réponse, les autres, ce n’est pas ici qu’on va vous spoiler le truc.

Il y a quelque chose dans ce film, de très métaphorique sur l’identité de chacun, ce qui finalement, est tout de même très récurrent dans la psychologie des super-héros, qu’ils soient issus de Marvel ou DC Comics, mais ici, c’est formellement intéressant, contrairement aux films précédents.

Un duo de réalisateurs néoréalistes

Probablement que la bonne idée que la Warner a eu pour ce film, c’est d’être allée chercher le duo de réalisateurs Anna Boden et Ryan Fleck, responsables de Half Nelson en 2006, qui valut une nomination aux Oscars pour Ryan Gosling, et Mississippi Grind en 2015 avec Ryan Reynolds. Spécialistes du cinéma indépendant, l’arrivée de cinéastes néoréalistes comme Boden et Fleck apporte clairement quelque chose d’excitant, et tout en embrassant le style de la maison Marvel, ils arrivent à construire un conte avec suffisamment d’astuces, d’ambiances et de superpositions pour nous garder sincèrement absorbés.

Nostalgie, quand tu nous tiens

Le film est tourné en 1995, alors que SHIELD n’est encore qu’un groupe de travail en devenir et que les Avengers ne sont pas aussi brillants que Nick Fury, évidemment interprété par un Samuel Jackson brillant et pour l’occasion, totalement rajeunit numériquement. On est toujours impressionnés par les résultats cette technique

Les réalisateurs s’amusent ici à nous replonger dans la nostalgie de cette époque pas si lointaine, ou les blockbusters ne dominaient pas le cinéma, que les vidéo clubs faisaient fortune et, que la culture numérique était réduite aux cédéroms et cybercafés.

Il y a de l’humour, de l’émotion, de l’action, et la cerise, il y a du cinéma, Captain Marvel est finalement une bonne surprise avant la déferlante, le 24 avril 2019 de Avengers : Endgame, qu’on espère aimer, mais, les frères Russo…

Sortie : 6 mars 2019- Durée : 2h04 – Réal. : Anna Boden et Ryan Fleck – Avec : Brie Larson, Samuel L. Jackson, Jude Law… – Genre : action – Nationalité : américaine

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L’art bondissant de la baston cosmique Brie Larson alias Vers, a été formée, selon la règle classique des Comics, dans l’art bondissant de la baston cosmique, largement emprunté aux arts martiaux. Cependant, ce qu’on ne peut s’empêcher de remarquer, mis à part l’agileté de ses compétences au combat, c’est le sentiment qu’elle y apporte, un […]